Histoire

Situation

Néré est une Commune située dans le Département de la Charente-Maritime (17) et de la Région Nouvelle-Aquitaine aux confins des Deux-Sèvres (79) et de la Charente (16). Les habitants de Néré sont appelés les Néréens et les Néréennes.

Néré est situé à 10 km à l’est d’Aulnay et à 22 km à l’est de Saint-Jean-d’Angély qui est une sous-préfecture et en même temps le principal centre urbain de la Saintonge du nord. Le bourg de Néré se trouve aujourd’hui à l’intersection de petites routes départementales. La D133 le met en contact avec Aulnay-de-Saintonge à l’ouest et avec Beauvais-sur-Matha au sud tandis que la D 131 la met en contact avec Chef-Boutonne, dans le département voisin des Deux-Sèvres.

Néré possède le troisième « sommet » le plus élevé de Charente-Maritime au site du Signal qui culmine à 166 mètres de hauteur. Il doit son nom à une tour de télécommunications qui le coiffe et qui surplombe la vaste forêt d’Aulnay située plus au nord et dans laquelle se trouve le point culminant de la Charente-Maritime, au coteau du Bois de Chantemerlière, dans la commune voisine de Contré, haut de 173 mètres. Le site du Signal est situé au nord du bourg de Néré dans une chênaie dénommée le bois de Chantelleraud qui prolonge au sud la forêt domaniale d’Aulnay par le bois de Chantemerlière. Néré est une ancienne paroisse de Saintonge dont le nom vient du gallo-romain Neriacum, du nom de personne ou dieu Nérius.

Un peu d’histoire :

Tour à tour Neracus, Neriacio, Neriacum, Neyrher, Neyret puis Neyré et finalement Néré depuis le XIXème siècle, premières traces de son histoire (silex et pièces de monnaie) retrouvées, remontent à l’époque Gallo-Romaine. Elle est connue alors sous le nom de Nerocus (La Noire) et relève de la Viguerie d’Audenacum (Aulnay). Son paysage se compose de mares boueuses et insalubres autour desquelles se dispersent quelques chaumières entourées d’EPPIDUMS (ou forterres) hérissant les collines élevées alentours.

  • Avant le Xème siècle la Gaule Fraugue est ravagée et pillée par des hordes d’envahisseurs Goths, vandales, huns et Northrams (vikings)
  • Entre le X et le XII ème sicle : période féodale Necarus devient Neyret.
  • Vers l’an 800 un laboureaur découvre « la Soource » de la Nie qui rejoint la Boutonne.
  • En 843, le Comte Aymar fait don de Neyret à l’Abbaye de l’Engérie (Saint-Jean-d’Angély)

La population est essentiellement composée de serfs : esclaves du seigneur de nain morte et de paysans libres quelques arpents de terre propriétaires de

Ils produisent le froment denrée de luxe destinée à la consommation au seigneur. L’orge, l’avoine et la « baïarge » servent à la fabrication du pain.

  • À la fin du XIIème siècle apparaissent les cultures du chou, des légumes racines et du maïs (rapporté d’Asie Mineure par les croisés. Au creux d’un vallon, un église Romane est érigée ainsi qu’un château style forteresse avec tours et donjon derrière l’église.
  • Fin du XIIIème siècle, les travaux des champs, les constructions et l’entretien des bâtiments sont redistribués soit en argent soit en nature.
  • À partir du XIVème siècle : on creuse des puits dont certains sont toujours existants. On construit des moulins sur les collines autour de Neyret. Ils serviront à transformer les grains en farines. C’est aussi au XIVème siècle que le Château et le bourg subissent les ravages et pillages Anglais sous le commandement du Prince Noir.
  • Du XVème au XVIème siècle, la chasse au grand gibier est règlementée par les édits royaux. Cette limitation provoque la recrudescence des cerfs, sangliers et autres chevreuils qui détruisent les récoltes de céréales. Les laboureurs plantent alors de la vigne qui connaît une expansion sur la « Châtellanie » de Neyré.
  • AU XVIIIème siècle, les cahiers de doléances de Neyré présenté par les représentants du Tiers État mentionnent la brutalité des collecteurs d’impôts à payer à l’abbaye Royale de Saint-Jean-d’Angély.
  • Le 15 Janvier 1790, Neyré est instauré « Canton » autour duquel rayonnent douze communes.
  • 1800 voit la perte du statut de Canton au profit d’Aulnay qui compte alors 25 communes.
  • Au XIXème siècle, Neyré prend le nom de Néré, ses principales productions sont les céréales, les près sur les marécages asséchés, et la vigne dont le vin est brûlé en eau de vie de bonne qualité.
  • Entre 1875 et 1880, la crise du phylloxera provoque la ruine de familles de viticulteurs. Quelques uns émigrent en Amérique du Sud, principalement en Uruguay.
  • 1886 voit la création d’une laiterie coopérative grâce au développement de l’élevage de montons et de bovins. La production laitière bat son plein, les agriculteurs exploitent des terres peu ou mal cultivées et en tirent des récoltes abondantes tout en créant des prairies artificielles.
  • En 1900 selon la cartographie de la Charente inférieures les bornes d’orientation sont plantées à 167 mètres d’altitude au Signal.
  • Le 1er Septembre 1941, le département change de nom pour devenir « Charente-Maritime ».

De nos jours, la production laitière n’est plus d’actualité avec seulement un troupeau encore en activité sur la commune. L’élevage de bêtes à viande persiste encore, on dénombre troupeaux à l’heure actuelle et la laiterie est devenue le siège de ka société Nérévia.

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